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	<title>Chamarré Montmartre</title>
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	<description>Le nouveau restaurant d'Antoine Heerah à Montmartre, Paris 18ème</description>
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		<title>Antoine Herrah récompensé par un Gault &amp; Millau d´Or, 3 toques.</title>
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		<description><![CDATA[Le Chamarré d’Antoine Heerah quitte l’environnement de la Tour Eiffel pour l’ancien A.Beauvilliers, à Montmartre… Le pari n’est pas évident mais le Chef maîtrise avec tant de sensualité et d’imagination les alliances de ses deux cultures Franco-Mauriciennes que l’aventure est aussi exaltante et prometteuse pour lui que pour ses clients. Sans jugement hâtif, des impressions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-full wp-image-397 alignright vignette" title="gault" src="http://www.chamarre-montmartre.com/wp-content/uploads/gault.jpg" alt="" width="107" height="178" />Le Chamarré d’Antoine Heerah quitte l’environnement de la Tour Eiffel pour l’ancien A.Beauvilliers, à Montmartre… Le pari n’est pas évident mais le Chef maîtrise avec tant de sensualité et d’imagination les alliances de ses deux cultures Franco-Mauriciennes que l’aventure est aussi exaltante et prometteuse pour lui que pour ses clients. Sans jugement hâtif, des impressions encourageantes, des plats eux-mêmes bien caractéristiques du travail accompli rue de la Tour Maubourg (carpaccio de Saint-Jacques, Langoustine et Bar au Yuzu, poutargue et langue d’Oursin, Cochon de Lait caramélisé, oreille et museau en boudin d’épicé, Wok de légumes au Basilic Thaï) à des prix pour le moment pas trop épicé.</p>
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		<title>Pudlo Paris 2009</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 12:01:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Mauricien d’origine, formé à l’Arpège, Antoine Heerah, qui fait les beaux jours du Moulin de la Galette, a racheté le Beauvilliers mythique auquel il veut rendre un peu de sa gloire. A l’heure où nous rédigeons ces lignes, les plâtres ne sont pas secs. Mais glissons que ce sera l’évènement 2008, avec un bar proposant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mauricien d’origine, formé à l’Arpège, Antoine Heerah, qui fait les beaux jours du Moulin de la Galette, a racheté le Beauvilliers mythique auquel il veut rendre un peu de sa gloire. A l’heure où nous rédigeons ces lignes, les plâtres ne sont pas secs. Mais glissons que ce sera l’évènement 2008, avec un bar proposant tapas version snacking. A table, carpaccio de bar, Saint-Jacques et langoustines aux condiments acides-amers, … joueront sur une cuisine « mixte » de qualité. Et le baba punché au rhum arrangé, avec sa glace au riz au lait Bastimati fera une gourmandise de qualité.<br />
<strong>GILLES PUDLOWSKI</strong></p>
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		<title>Paris Capitale</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 12:48:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Si nous étions plus réservés sur la cuisine du premier Chamarré, nous avons été cette fois-ci vraiment conquis par les saveurs délicatement épicées de cette cuisine très personnelle… tout ce que nous avons goûté était vraiment délicieux et d’une créativité très aboutie comme…cette succulente géline de Touraine pochée…Notre seul regret : ne pas avoir pu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si nous étions plus réservés sur la cuisine du premier Chamarré, nous avons été cette fois-ci vraiment conquis par les saveurs délicatement épicées de cette cuisine très personnelle… tout ce que nous avons goûté était vraiment délicieux et d’une créativité très aboutie comme…cette succulente géline de Touraine pochée…Notre seul regret : ne pas avoir pu goûter au reste de la carte ! Mais on reviendra, c’est promis ! D’autant que la salle à manger cossue et feutrée avec baie vitrée sur la cuisine est très agréable..et, que les prix, enfin, sont très raisonnables pour un tel niveau de cuisine…</p>
<p>Ndrl: Une Géline est une poule ou une poularde.</p>
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		<title>Infra Rouge</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 12:46:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(05 février 2009) L’Ile Maurice au mois de janvier, avouez que ça fait rêver. Mais à défaut de pouvoir sauter dans le premier avion, direction Montmartre où vous attend Antoine Heerah qui, en bon commandant de bord va guider vos papilles vers des parfums méconnus. Au caveau, à la table d’hôtes ou dans la salle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(05 février 2009)</strong></p>
<p>L’Ile Maurice au mois de janvier, avouez que ça fait rêver. Mais à défaut de pouvoir sauter dans le premier avion, direction Montmartre où vous attend Antoine Heerah qui, en bon commandant de bord va guider vos papilles vers des parfums méconnus. Au caveau, à la table d’hôtes ou dans la salle avec vue sur la cuisine, vous allez vous prendre une claque de saveurs mémorable avec du curcuma, de la mangue, du yuzu, de la citronnelle et de la papaye. En fin de repas, passage obligé par le bar pour une dégustation de rhums…</p>
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		<title>Télérama Sortir</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jan 2009 12:37:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[(29 janvier 2009) En reprenant cette table mythique (ex-Beauvilliers), Antoine Heerah (ex-Passard) n’a pas fait les choses à moitié. Le lieu, totalement restauré, est si réussi qu’on en oublie son ancêtre. La carte navigue sur l’Océan Indien. Nous débutons avec de délicieuses huîtres en gelée d’eau de mer, condiments salins et amers, avant de savourer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(29 janvier 2009)<br />
En reprenant cette table mythique (ex-Beauvilliers), Antoine Heerah (ex-Passard) n’a pas fait les choses à moitié. Le lieu, totalement restauré, est si réussi qu’on en oublie son ancêtre. La carte navigue sur l’Océan Indien. Nous débutons avec de délicieuses huîtres en gelée d’eau de mer, condiments salins et amers, avant de savourer un subtil velouté de courge aux arômes envoûtants. Puis le poulpe version vindaye (haché avec condiments), carpaccio et tempura, est un régal ; le marbré de perdreau, foie gras et cèpes, saisit par la subtilité de ses saveurs ; les légumes d’hiver, beurre de curcuma et pistou mauricien, relèvent du délice. La trilogie de carpaccios –saint-jacques, langoustines et bar- est délectable. Les filets de maquereau mi-cuits aux épices, moutarde violette, et le homard bleu, lentilles corail au jus et chair de crustacé, sont un océan de bonheur. Un épatant savarin au sirop de canne accompagné d’une glace au riz au lait basmati clôt ce succulent dîner. Une table top, à la cuisine ensoleillée, dont nous aurons tous bien besoin en 2009. <strong>Roland Zemmour</strong></p>
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		<title>Un métissage culinaire mauricio-parisien</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jan 2009 19:32:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>taengo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Antoine Heerah]]></category>
		<category><![CDATA[cuisine]]></category>
		<category><![CDATA[gastronomie]]></category>
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		<description><![CDATA[Entretien avec Antoine Heerah. Propos recueillis par Oscar Caballero Oscar Caballero : Vous avez réussi une cuisine disons franco-mauricienne, dans votre restaurant Chamarré-Montmartre. Vous avez aussi racheté une institution parisienne, Le Moulin de la Galette, où la cuisine est plutôt française. En tant que cuisinier restaurateur, où vous situez vous ? Antoine Heerah : Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Entretien avec Antoine Heerah. Propos recueillis par Oscar Caballero</p>
<p><strong>Oscar Caballero : Vous avez réussi une cuisine disons franco-mauricienne, dans votre restaurant  Chamarré-Montmartre. Vous avez aussi racheté une institution parisienne, Le Moulin de la Galette, où la cuisine est plutôt française. En tant que cuisinier restaurateur, où vous situez vous ?</strong></p>
<p><strong>Antoine Heerah :</strong> Le Moulin n’était en rien une institution gastronomique. Et pourtant c’est un restaurant depuis la fin des années 1970. Nous avons pensé être les personnes indiquées pour améliorer ce restaurant, dans ce lieu mythique, étant donné notre capacité de travail et notre aptitude à relever les défis. Nous sommes avant tout des artisans. Pour nous, une prestation de qualité doit pouvoir être dense, cohérente, éclectique, saisonnière avec une régularité sur tous les fronts. </p>
<blockquote><p>Est-ce dans sens-là que je suis plus Français que Mauricien, plus rationnel qu’impulsif ?</p></blockquote>
<p><strong>En quoi la cuisine du Chamarré est-elle mauricienne? En quoi est-elle française ?</strong><br />
Maurice a été enfanté par la France et au départ elle fut appelée Île-de-France et elle le resta pendant 110 ans avant d’être Anglaise, puis indépendante. Les racines de cette histoire sont encore présentes et l’on y retrouve les réminiscences d’une antique cuisine bourgeoise rafraîchie par l’apport quasi systématique des épices, saveurs acides, amères, aigres-douces empruntées aux cultures asiatiques, africaines, européennes et musulmanes.<br />
Notre propos au Chamarré fut de mettre en avant des techniques françaises comme la rôtisserie, l’art du saucier, les techniques de charcuterie en les réinterprétant avec des produits et une philosophie proche des valeurs culinaires mauriciennes. On retrouve une démarche analogue à La Réunion et dans certains pays asiatiques, anciens comptoirs français. Nous avons pu voir réussir à Paris une approche culinaire élitiste mettant en exergue ces valeurs.</p>
<p><strong>Et le terroir ?</strong><br />
Pour moi le vrai combat d’aujourd’hui, s’il y en a un, c’est peut-être de se dire tout simplement que dans l’idée d’un terroir, on arrive à perdre les gènes, la qualité génétique d’une cuisine. Le truc qui est enfermé dans un terroir, il meurt. Le terroir est une invention économique. Ce qui intéressant, je trouve aujourd’hui dans l’importation des produits, c’est que par exemple si tu es dans l’Océan indien, en Asie : l’importation des arômes c’est l’exotisme au sens étymologique ! Aujourd’hui ça paraît complètement normal mais pour savoir qu’est ce qu’exotisme veut dire, écrase un clou de girofle dans ta main, hume un bâton de cannelle, une muscade, du safran. Imagine ce que ça pouvait être comme bouleversement dans la tête des gens qui les ont sentis pour la première fois ! En plus il n’y avait alors pas de méthodes de conservation des aliments donc ça couvrait leurs arômes et ça apportait certaines notions presque thérapeutiques. Quand tu as mal aux dents aujourd’hui, tu appliques une essence de clou de girofle dessus. C’est quand même extraordinaire.</p>
<p><strong>En quoi est-elle française votre cuisine au Moulin ? Il y a là des accents mauriciens quand même ?</strong><br />
Personne ne s’était étonné du fait qu’un Italien et une Egyptienne furent les porte-drapeaux d’un tel lieu pendant plus de deux décennies en y pratiquant une cuisine italienne dont personne ne se souvient. Mon ambition c’est de pouvoir y réaliser une cuisine simple mais de belle facture. L’histoire du lieu nous influence énormément dans la façon que nous avons de décliner nos cartes. Les thématiques saisonnières que nous nous imposons (six cycles annuels) sont directement liées aux ressources saisonnières des terroirs hexagonaux. Cependant nous pensons que la richesse culinaire française repose sur sa capacité d’intégration d’autres cuisines, de produits dits exotiques. Et ce n’est pas donc une gageure à nos yeux de traiter des saveurs mauriciennes, ibériques ou italiennes. La vérité est que parfois sur certaines saisons nous pouvons retrouver quelques  accents  mauriciens. Les saveurs acides amères par exemple font partie des équilibres que nous adorons traiter.</p>
<p><strong>Quel rôle jouent les épices dans votre vision de la cuisine en général et de la mauricienne en particulier ?</strong><br />
Je ne suis pas suffisamment représentatif des cultures présentes à Maurice pour interpréter l’influence des épices dans chaque ethnie. Cependant les Mauriciens dans leur ensemble sont des déportés et les cultures de l’île ont tendance à magnifier les produits issus de leur terre d’origine. Ce sont de toute évidence des signaux d’identité.</p>
<p><strong>Épicé, pour vous, cela veut dire intensité, piquant, assaisonnement, signaux d’identité ?</strong><br />
L’utilisation des épices a d’abord eu un sens en tant que conservateur, puis exhausteur. En fonction de leur degré de concentration et/ou de leur association, l’on pouvait obtenir des plats plus ou moins puissants. Aujourd’hui, l’art d’utiliser les épices est régi par des codes précis qui passent par une compréhension quasi chimique de leurs composants. Il s’agit des utilisations et des associations régies par des codes savants, issus des règles de la pharmacologie. Dans mon cas particulier, il y a aussi une intuition presque sensorielle dans leurs utilisations. J’aime croire que j’ai des pouvoirs magiques en dosant ces textures épicées,  en goûtant, en rectifiant, en humectant chaque pâte, jus, émulsions, mousses. </p>
<blockquote><p>Et en jouant des décoctions, macérations et infusions j’arrive, je le rêve du moins, à me réapproprier, à ma façon bien sûr, cet univers gigantesque des arômes et des saveurs.</p></blockquote>
<p><strong>Nommez cinq produits, outils ou bien types de cuissons sans lesquels il n’y aurait pas à vos yeux de cuisine mauricienne?</strong><br />
1. Dal puri. Petites crêpes salées condimentées d’achards sauces et piments, vendus par des marchands ambulants<br />
2. La Roche Cari. C’est le pilon en pierre à la Mauricienne qui sert à la réalisation de pâte de currys frais.<br />
3. Les sucres spéciaux mauriciens. Il en existe 16 variétés. Ils ont été crées pour valoriser le sucre Mauricien et lui apporter une valeur ajoutée. Entre autres : Dark Moscovado, Black Molasse, Crystal Coffee, Golden Demerarra.<br />
4. Le Mine Frit. Ce sont des nouilles sautées tout simplement, mais à Maurice elles sont spécialement bien réalisées.<br />
5. Le Marlin fumé. Je n’en ai jamais mangé d’aussi fin qu’à Maurice</p>
<p><strong>Faites de même pour la cuisine dite française.</strong><br />
1. Le foie gras (chez Michel Bras).<br />
2. Le champagne (aux Crayères).<br />
3. La Tâche 1923 et Musigny de la même année (chez Lionel Michelin).<br />
4. Yquem 1895 (itou).<br />
5. Les rôtis (être rôtisseur chez Alain Passard)<br />
Ces produits, vins, gestes, techniques m’ont fait progresser dans ma compréhension de mon goût et indirectement ils m’ont ouvert des portes.</p>
<p><strong>Vous vous occupez aussi de conseiller les menus d’Air Mauritius, les lignes aériennes Mauriciennes. Quelle est votre démarche à ce sujet ? À qui s’adresse cette cuisine-là ?</strong><br />
D’abord par-delà le type de cuisine pratiqué dans un avion, l’on doit métisser deux cultures culinaires, celle du chef les pieds sur terre et cette autre, pétrie d’exigences et de contraintes, des cuisiniers traiteurs qui fournissent les avions. Sans oublier non plus les problèmes liés à la perception du salé et du sucré, du piquant, du goût et des arômes des vins et des sauces, à 11000 m d’altitude et avec peu d’humidité. Dans ce sens-là, Air Mauritius a été la première compagnie au monde à s’équiper d’un système d’hygrométrie qui permet d’augmenter le taux d’humidité dans l’air. En passant de 5% à 25% d’humidité en cabine, le passager dort mieux, sa peau, sa gorge, ses yeux sont moins secs&#8230; et le goût y gagne !</p>
<p><strong>Évidemment les poissons aux petites arêtes sont interdits, ainsi que le chou et d’autres légumes difficiles à digérer tout comme les herbes fraîches qui peuvent devenir bouillon mais de culture. Les plats froids ont été préparés 12 heures avant le service et encore avant les plats chauds, à réchauffer avec les moyens du bord, jamais mieux dit. Dans ces conditions -communes par ailleurs à toutes les lignes aériennes, pouvez-vous me donner un menu type de vos prestations pour Air Mauritius ?</strong><br />
Par exemple, en octobre 2006, en First et en Club, arlequin de foie gras aux légumes, marmelade d’abricot et de banane plantain, filet de cabillaud à la julienne de légumes sauce au safran, tajine estival au poulet jaune, aumônière de marlin fumé au cœur de palmiste, gambas à la vapeur, chutney à la noix de coco, poulet aux feuilles de curry sauce Bilimbi avec gratin de giraumon et nouilles safranées, tarte aux fruits exotiques, entremets à la pomme cannelle, mousse au fruit de la passion et marmelade de fruit-à pain&#8230;.</p>
<p><strong>Comment définiriez-vous le mot métissage en cuisine ?</strong><br />
Deux cultures culinaires se parlent et se racontent une histoire qui dure. Quand elles se plaisent, elles peuvent inventer une partition dont l’émotion à la capacité de bouleverser celui ou celle qui souhaite y goûter. Dans le mot métissage, il y a étymologiquement les conséquences de la colonisation. Un métis était en effet la personne enfantée par un père colon et une mère indigène. Mais le rapport dominant-dominé n’est pas pour moi de mise ; du moins dans ma perception créative. Je dois pouvoir les faire cohabiter en dressant suffisamment de ponts entre elles. Le métissage culinaire est l’expression simple et claire de ces passages.</p>
<p><strong>La cuisine mauricienne est le résultat de nombreuses influences. D’autre part, celle de la France a été à son tour marqué par le mille feuilles, le riz, les aubergines des Arabes, l’olla podrida des Espagnols, les glaces et les pâtes des Italiens, les tomates, poivrons, pommes de terre, haricots, courges, courgettes et autres avocats venues d’Amérique comme la dinde, le chardonnay et les prunes apportées par les Croisés, les fraises arrivées du Chili et j’en passe&#8230;Pourquoi les croiser a semblé tellement étrange au point que Le Chamarré soit devenu une référence ?</strong><br />
C’est l’étiquette exotique que l’on colle aux Îles ? Je pense que ceux qui ont vécu une double culture peuvent intégrer et réinterpréter comme ils le souhaitent les messages universels liés à la culture française. Si à travers le prisme culinaire, cette culture est elle traitée avec cohérence, dans une logique d’excellence et une pertinence créative renouvelée, pourquoi pas ?</p>
<p><strong>Qu’il y a en vous de l’une et de l’autre des deux cultures ?</strong><br />
Je ne sais pas dans quelle proportion je suis habité par l’une ou par l’autre, mais une chose est sûre : j’aime Maurice et la France. Je crois être vrai sur les deux pays et je suis heureux de vivre ainsi. Je crois être capable de donner de l’émotion dans la pratique des deux terroirs, en réalisant des syncrétismes qui pour le moment n’ont pas encore été pratiqués.</p>
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		<title>La Revue des Comptoirs</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jan 2009 12:44:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>taengo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(27 janvier 2009) Le « Montmartre chic » dispose enfin d’un vrai restaurant pour esthètes… le Chamarré est plus que jamais un passeport pour le bonheur… Si Antoine ne boude pas son plaisir d’évoluer dans ce nouveau lieu qui lui ressemble et où la clientèle confirme sa satisfaction en venant et …revenant, il espère le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(27 janvier 2009)</strong></p>
<p>Le « Montmartre chic » dispose enfin d’un vrai restaurant pour esthètes… le Chamarré est plus que jamais un passeport pour le bonheur… Si Antoine ne boude pas son plaisir d’évoluer dans ce nouveau lieu qui lui ressemble et où la clientèle confirme sa satisfaction en venant et …revenant, il espère le retour de son étoile à la prochaine édition du guide rouge. Nous lui souhaitons cette bonne étoile sous laquelle son Chamarré est d’ores et déjà placé.</p>
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		<title>Le Nouvel Obs</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 11:57:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>taengo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’océan Indien est à l’honneur au Chamarré Montmartre où Antoine Heerah cuisine tout en goûts et saveurs imprévues. Parenthèse mémoire sur le lieu, mythique depuis 1974. Edouard Carlier &#8230; Carlier disparu, il a bien fallu tourner la page en supprimant d’abord l’effarant et unique décor, hélas impossible à assumer par un autre que lui. Antoine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’océan Indien est à l’honneur au Chamarré Montmartre où Antoine Heerah cuisine tout en goûts et saveurs imprévues. Parenthèse mémoire sur le lieu, mythique depuis 1974. Edouard Carlier &#8230; Carlier disparu, il a bien fallu tourner la page en supprimant d’abord l’effarant et unique décor, hélas impossible à assumer par un autre que lui. </p>
<p>Antoine Heerah, après avoir relancé le parigot Moulin de la Galette tout voisin, a osé. Hardi donc, en y implantant sa cuisine mauricienne et même franco-mauricienne signée Chamarré. Celle- ci ayant auparavant fait succès boulevard de La Tour-Maubourg. …Le pari n’étant pas simple il a choisi de faire très compliqué. </p>
<p>La carte se suggère en trois « univers » …Jongleur de tout, amant d’épices, capable d’audaces, aimant l’originalité, faiseur de mosaïques, ouvert au patchwork , apparemment farceur parfois, joueur de poker-cuisine aussi, capable du trop comme du pas assez, Heerah dirige ses plats dans tous les sens mais finit par leur donner un sens un, réel. </p>
<p>Le résultat, imprévu à l’évidence, doué en goûts et saveurs, quelquefois à dompter, est toujours intéressant. Il vaut largement d’y aller voir…et à chacun de décider d’y revenir.<br />
<strong>Philippe Couderc.</strong></p>
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		<title>lefooding.com</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 11:51:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>taengo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est une claque qui nous a fait lâcher prise. Une gifle, une bonne. Une vraie grosse baffe. Comme on n&#8217;en prend pas tous les jours. De celles, même, qui vous donneraient envie de tendre l&#8217;autre joue. Le colosse qui soufflette à tour de bras n&#8217;est pourtant pas un méchant. La preuve, il rigole comme une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une claque qui nous a fait lâcher prise. Une gifle, une bonne. Une vraie grosse baffe. Comme on n&#8217;en prend pas tous les jours. De celles, même, qui vous donneraient envie de tendre l&#8217;autre joue. Le colosse qui soufflette à tour de bras n&#8217;est pourtant pas un méchant. La preuve, il rigole comme une baleine en distribuant ses bons coups. <span id="more-357"></span></p>
<p>De minuscules samossas à la cive et aux gombos. Une déclinaison autour du poulpe, notamment en tempura surfine, comme seuls des japonais savent la faire (évidemment, il y en a trois en cuisine aux côtés du colosse). Des huîtres en gelée d&#8217;eau de mer, où le citron vert solidifié à l&#8217;agar agar vient adoucir le sel qui sèche les lèvres. Un cochon de lait caramélisé au point de frôler le brûlé : un choix plutôt qu&#8217;un plantage, le jus de grouk grouik façon asiate étant là pour enrober l&#8217;ensemble de son sucre. </p>
<p>Mais au fait, on est où, là ? À New York… À Londres, … Même pas. À Paris, tout simplement, du côté de la commune libre de Montmartre…autrefois Beauvilliers et désormais rebaptisée Chamarré. Poursuivant l&#8217;aventure entamée dans le 7e arrondissement, Antoine Heerah pousse aujourd&#8217;hui son syncrétisme culinaire du côté du 2.0 : en clair, rien de ce qu&#8217;on l&#8217;on goûte aujourd&#8217;hui ne ressemble à ce qu&#8217;il faisait hier — l&#8217;esprit franco-asiatico-mauricien n&#8217;a pas bougé, mais la manière est autrement plus précise et les goûts franchement plus tranchés. // S.D.</p>
<p><a href="http://www.lefooding.com/restaurant-1662-chamarre_montmartre.htm">lefooding.com</a></p>
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		<title>Les Ehos</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Nov 2008 12:03:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>taengo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Crtiques gastronomiques]]></category>

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		<description><![CDATA[La renaissance du Chamarré au pied de la butte Montmartre dans l’ex-Beauvilliers est une autre bonne surprise. Si nous étions déjà fan d’une cuisine qui jouait, à sa précédente adresse dans le 7e à Paris, la synthèse des herbes, épices et légumes de l’île Maurice et des produits hexagonaux, …. Ce dernier a changé, sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La renaissance du Chamarré au pied de la butte Montmartre dans l’ex-Beauvilliers est une autre bonne surprise. Si nous étions déjà fan d’une cuisine qui jouait, à sa précédente adresse dans le 7e à Paris, la synthèse des herbes, épices et légumes de l’île Maurice et des produits hexagonaux, …. Ce dernier a changé, sa cuisine mieux maîtrisée est devenue sensuelle …, et son rapport avec la clientèle est beaucoup plus détendu. Un changement qui transpire tant dans les assiettes que dans l’ambiance d’une salle à manger élégante avec quelques clins d’œil à l’océan Indien. Jouissive composition de carpaccio de Saint Jacques, langoustines et bar au citron surmontés de poutargue… La viande moelleuse est subtilement effleurée par les épices… </p>
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